Histoire du parfums

Plusieurs aromates : résine, gomme à onglets, galbanum, des aromates dis-je, et de l'encens pur, comme opère le parfumeur sans autres ingrédients que du sel, un produit pur et saint.

La myrrhe, le cinnamone (un arbre répandant son odeur via son écorce) l'aloès et le nard étaient eux aussi des produits très populaires chez les hébreux.

On note que le nard, sorte de petite graminée odorante, également appelée verveine des Indes, s'avérait être un parfum très coûteux.

En outre, certaines odeurs sont considérées comme l'odeur des justes, d'autres correspondent à un sacrifice, d'autres encore servent à idolâtrer, tandis que les dernières sont considérées comme étant le parfum de la connaissance.

Au-delà du sens sacré du parfum, les Grecs étaient également très attachés à l'hygiène corporelle et à la beauté de l’être.

Ainsi, ils utilisaient les plantes sous forme de fumigations, de frictions ou de bains.

Les bains publics, imprégnés d'odeurs de fleurs, étaient des lieux de socialisation très importants pour l'époque, fréquentés aussi bien par les hommes que les femmes.

En signe d'hospitalité, il était d’usage de baigner les pieds de ses invités dans des bassines parfumées et de leur offrir des guirlandes de fleurs, de l’huile de giroflées ou des vins aromatisés

Rome « capitale du parfum » permet d'accroître le commerce des plantes.

Néron utilisait à outrance le parfum, notamment pour masquer les effluves de ses orgies.

Les romains recherchent les vertus médicinales dans les substances aromatiques. Ils introduisent des récipients en verre qui vont remplacer les récipients en terre,

Ils mettent au point des parfums d'ambiance.

Le contact du peuple romain avec les Étrusques et les Phéniciens accroît leurs connaissances en parfumerie.

Les matières odorantes furent des produits majeurs rapportés par les Romains lors de leurs conquêtes. Ces derniers commencèrent à apprécier peu à peu les propriétés de diverses fragrances, notamment celles du myrte, du genet d’Espagne, du labdanum et du pin. 

Ainsi, les parfums connurent un essor formidable, allant parfois jusqu'à l'excès.

Les Romains utilisent les odeurs pour leurs rites les plus importants tels que le mariage ou les funérailles.

Le Arabes apprennent des Grecs les secrets de la chimie. Ce sont les maîtres incontestés du commerce des épices et des poudres odorantes.

Le parfum est un ingrédient très important dans les pays orientaux, par ce que ce dernier se situe sur une terre propice à la culture des plantes.

L'Arabie est la terre des aromates par excellence. "Arabie aux mille parfums » « Pro-perce ».

Les poètes évoquent dans leurs écrits la rose, dont l'odeur serait la plus prisée dans le monde arabe avec celle du musc animal, l'eau de rose est utilisée pour parfumer les pièces des maisons, elle se retrouve très souvent dans certains plats tels que les sucreries, les sorbets.

Le café est mélangé à de l'ambre gris et la coutume veut que les parois des coupes servant à boire soient imprégnées de résines odorantes.

Les Arabes possédaient une grande culture scientifique à l'époque du Moyen Âge, les herbes étaient employées à des fins médicinales.

Si les Arabes ne sont pas à l'origine de la création de la distillation, ils améliorèrent considérablement cette technique « Alambic est un mot arabe »

En 1555, à Venise naît le premier traité européen de la parfumerie.

Les Italiens sont passés maîtres dans l'art de traiter les cuirs, ceux sont eux qui initient la mode des gants parfumés à Grasse : "peau d'Espagne" : la peau macère dans l'eau de rose, puis l'on ajoute des matières odorantes telles que lavande, néroli, girofle, santal. Le tout est ensuite malaxé avec des notes animales.

À l'origine, les parfums ont une fonction religieuse : la myrrhe, l'encens (résine à l'odeur pénétrante), l'iris (dont les racines sentent la violette), le lotus, le lys, le safran (dont les étamines ont un parfum âcre et brûlant), la cannelle ou cinnamome (sorte de laurier originaire de Ceylan), le styrax ou storax (qui signifie arbre ou baume, dont on tire, en incisant une résine), le benjoin et d'autres encore...

Les Hébreux apprennent en Égypte. La Bible en parle abondamment, qu'il s'agisse de l'huile pour onction, des aromates, de l'encens,... Les Rois Mages, apportent à Jésus de l'or, de l'encens et de la myrrhe, ces deux derniers étant estimés au même titre que l'or.

S'il y a des odeurs de sainteté, il en est de diaboliques. Le Diable sent le soufre.

Les parfums traversent ainsi les siècles, tour à tour ou simultanément mystiques, médicaux ou esthétiques.

Les tanneurs grassois, pour effacer l'odeur du cuir, utilisèrent les essences naturelles de la région.

Une corporation naquit : celle des Gantiers Parfumeurs. L'industrie du gant déclina peu à peu et les tanneurs de Grasse abandonnèrent complètement le gant au profit des parfums, et ce au milieu du XVIIIe siècle.

Grasse, par la concentration de puissants établissements industriels de matières premières aromatiques et à son savoir-faire ancestral, demeure la Capitale mondiale de la Parfumerie. Grasse est célèbre, pour la qualité de ses essences et de ses créations pour la parfumerie de luxe, mais également pour ses parfums, pour les produits pharmaceutiques et les produits d'entretien, les arômes alimentaires,

Le savoir-faire de la parfumerie à Grasse, est transmis de génération en génération. Les transformations de la matière première à l'essence ne sont pas toujours automatisables et c'est cette qualité de savoir-faire qui fait également l'héritage de Grasse.

Les fleurs sont parfois distillées dans leur pays d'origine, la matière première va parvenir à l'état de concrète, et la transformation de la concrète à l'absolu se fera, elle, à Grasse. Cette étape est extrêmement subtile et délicate.  

Parfums de grasse